Vielle a roue

La vielle à roue est un instrument à cordes et à son continu sur lequel le musicien gère à la fois la mélodie, l'accompagnement des bourdons et un accompagnement rythmique dû à un système de chevalet mobile répondant aux impulsions données par des "coups de poignée".

Age : à partir de 6 ans (voir onglets : apprendre/apprendre la musique).

Répertoire abordé : Le répertoire choisi est essentiellement local, le but étant de le pratiquer dès que possible avec d’autres ! et il est basé sur de la musique à danser, parce que c’est une fonction très importante de la musique traditionnelle. Adaptation suivant les lieux et les pratiques éventuelles des élèves (groupe folklorique, atelier de musique trad). Dans le répertoire il y a également des compositions récentes et des morceaux étrangers (notamment pour les morceaux sur lesquels on danse - cercles ou chapelloises – elles-mêmes danses de création récente ).

 

Niveau : Tous niveaux

 

Descriptif du cours :

  • Technique instrumentale
  • L'étude du déchiffrage et de l'accompagnement
  • La technique et le développement des accords (main droite/main gauche)
  • L'indépendance rythmique entre les deux mains
  • Le jeu lié à la dynamique et à l'articulation

 

Pratique collective : oui, dès la deuxième année de pratique l'ensemble trad. de l'école (voir pratique collective : musique d'ensemble)

Possibilité de louer cet instrument à l'école : non

 

+ d'infos :

On précise souvent vielle à roue parce qu’il existe aussi des vielles à archets, dans les pays scandinaves. On ne connaît pas l’origine de l’instrument, mais il est européen (on en trouve jusqu’en Russie occidentale).

La vielle à roue a 1000 ans d’existence et pendant tout ce temps, elle a fait tous les répertoires et toutes les classes sociales !

  • Musique sacrée puis profane au Moyen-Age
  • Musique populaire
  • Musique savante (répertoire écrit, développement de la lutherie) au XVIIIème siècle
  • Musique populaire et rurale au XIXème siècle

Elle a failli disparaître, comme beaucoup de choses rurales, avec les grands bouleversements qu’ont été l’exode rural, la première guerre mondiale, …
Elle a été maintenue dans les groupes folkloriques, jusque dans les années 60, où des gens ont commencé de nouveau à s’intéresser aux répertoires et instruments traditionnels.
Depuis les années 70, la musique traditionnelle connaît un revival important et très dynamique (bien que non médiatisé !), grâce à de nombreuses associations. En ce qui concerne la vielle, le développement de la lutherie (instruments acoustiques et électro-acoustiques) est phénoménal.
Comme avec tout instrument, on peut donc jouer un répertoire éclectique :musique ancienne (médiévale, baroque), musique savante contemporaine, musique traditionnelle, variété, etc… Ce ne sont pas les instruments qui sont limités, ce sont les musiciens.

 

ACCORDAGE


Accordage, attention portée au son et petits réglages – le but étant que l’élève soit autonome le plus rapidement possible. J’ai coutume de dire que lorsque l’on sait faire ses cotons soi-même (les cotons sont enroulés autour des cordes et les protègent de la roue) on maîtrise une des plus grandes difficultés de l’instrument. C’est aussi ce qui le rend passionnant : aucune vielle ne ressemble à une autre, au niveau sonore, même sur deux instruments du même luthier ! parce qu’aucun joueur ne joue pareil, et chacun a ses choix de réglages & cordes.

JEU


Le travail est basé d’abord sur l’écoute et la mémoire : utilisation du chant, imitation, tâtonnement.
Travail parallèle sur l’écriture (dans le cadre du maître unique) : notions de base pour pouvoir lire & écrire un morceau.
Il est à noter que c’est le déchiffrage qui nous permet d’exploiter les collectages d’Achille Millien , très grand collecteur français de la fin du XIXème siècle, qui s’est fait accompagner d’un musicien pour transcrire les mélodies (environ 2400 chansons sur le Nivernais-Morvan !).

Côté clavier (main gauche) : faire jouer les quatre doigts d’abord sur des morceaux « compacts » (tout sous les doigts !) puis en étendant peu à peu l’ambitus des mélodies (écarts entre deux notes, sauts de doigts ) ; prendre en compte (jouer et entendre) la note.

 

 



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